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Conséquences du végétarisme en terme de santé
Les végétariens ont tendance à être moins sujets à lhypertension que les non-végétariens ; ceci apparaît indépendant du poids et du sodium absorbé. Le diabète de type 2 (« diabetes mellitus », ou diabète sucré) a beaucoup moins de chance dêtre une cause de décès chez les végétariens que chez les non-végétariens, sans doute du fait que les premiers consomment davantage de carbohydrates complexes et que leur indice de masse corporelle est plus faible (lindice de masse corporelle, ou indice de Quételet (Q), est une mesure de corpulence calculée en divisant le poids en kilo (P) par le carré de la taille en mètres (T) : Q = P/T². Une classification couramment admise est : Q<19 = poids insuffisant ; 19<Q<25 = poids normal ; 25<Q< 30 = surpoids ; Q>30 = obésité). Les végétariens sont moins sujets aux cancers des poumons et aux cancers colorectaux que les non-végétariens. Cette réduction de risque de cancer colorectal est associée à la consommation plus élevée de fibres, de végétaux et de fruits. Le milieu intestinal au niveau du colon est notablement différent chez les végétariens de celui des non-végétariens, en des termes qui pourraient affecter favorablement le risque de cancer. Chez les végétariens des pays occidentaux, il na pas été observé des taux moindres de cancer du sein, mais les données à léchelle mondiale montrent que les taux de cancer du sein sont plus faibles chez les populations consommant des alimentations à base de plantes. Un facteur de protection pourrait être le faible taux dstrogènes rencontré chez les femmes végétariennes. Une alimentation végétarienne équilibrée pourrait être utile dans la prévention et le traitement des affections rénales. Les études sur lhumain suggèrent que certaines protéines végétales augmentent les taux de survie et diminueraient la protéinurie, le taux de filtration glomérulaire, le flux sanguin rénal et les lésions rénales, par rapport à une alimentation non-végétarienne.
Les sources végétales de protéines peuvent, à elles seules, fournir les acides aminés essentiels en quantité adéquate, si la variété alimentaire est suffisante et si les besoins énergétiques sont satisfaits. Les recherches suggèrent quil ny a nul besoin de consommer en même temps des protéines complémentaires, mais que la consommation de sources variées dacides aminés au cours dune journée devrait suffire à assurer une bonne rétention et utilisation de lazote chez les personnes en bonne santé. Bien que les alimentations végétariennes soient moins riches en protéines, et que les besoins individuels puissent être plus élevés à cause dune moins bonne qualité de certaines protéines végétales, on constate que labsorption protéique est adéquate, aussi bien chez les lacto-ovo-végétariens que chez le végétaliens.
Bien que les aliments végétaux puissent contenir, en surface, de la vitamine B12 provenant des composants du sol, cet apport en vitamine B12 nest pas une source fiable pour les végétariens. Une grande partie de la vitamine B12 que lon trouve dans la spiruline, les algues, le tempeh et le miso, se présente plutôt sous la forme dun analogue inactif que sous la forme vitaminique active. Bien que les produits laitiers et les ufs contiennent de la vitamine B12, les recherches suggèrent que le taux sanguin de cette vitamine est faible chez les lacto-ovo-végétariens. Une supplémentation ou lusage de produits enrichis sont recommandés pour ceux des végétariens qui excluent ou restreignent lusage des sous-produits animaux (ufs et lait). Du fait que les besoins en vitamine B12 sont faibles, et quelle est à la fois stockée et recyclée dans lorganisme, les symptômes de carence peuvent mettre des années à apparaître. Labsorption de vitamine B12 devenant moins efficace avec lâge, une supplémentation pourrait être recommandée pour tous les végétariens âgés.
Parce que les besoins en calcium spécifiques des végétaliens nont pas été établis, et quun apport calcique inadéquat est relié à un risque dostéoporose chez les femmes en général, les femmes végétaliennes devraient suivre les recommandations dapport calcique fixé selon les groupes dâges par lInstitut de Médecine de lAcadémie Nationale des Sciences (USA, Washington). Le calcium est bien absorbé à partir de nombreux végétaux, et les aliments végétaux sont à même de fournir un apport adéquat si lalimentation comprend régulièrement des aliments riches en calcium. De plus, beaucoup de nouveaux aliments végétariens sont enrichis en calcium (dorigine non-animale). Une supplémentation nest conseillée pour les végétaliens que sils ne satisfont pas à leurs besoins par leur alimentation courante.
Les études ont montré que lapport en zinc chez les végétariens est plus faible ou de même niveau que celui des non-végétariens. Mais la plupart des études montrent que les taux de zinc dans les cheveux, le sérum ou la salive sont normaux chez les végétariens. Des mécanismes compensatoires pourraient aider les végétariens à sadapter en cas dalimentation pauvre en zinc. Toutefois, comme le zinc provenant des végétaux est faiblement assimilé, et que les conséquences des déficiences en zinc sont mal comprises, les végétariens devraient sefforcer de suivre ou dépasser les Apports Journaliers Recommandés. Les alimentations excluant les poissons ou les ufs manquent dacide docosahéxanoïque (DHA), un acide gras à longue chaîne de la série oméga-3. Les végétariens peuvent avoir un taux sanguin faible en cet acide gras, bien que toutes les études ne soient pas daccord entre elles à ce sujet. Lacide alpha-linolénique, qui est un acide gras essentiel, peut être transformé en DHA, bien que le processus de transformation apparaisse peu efficace, et que des apports élevés en acide alpha-linolénique interfèrent avec ce processus. Les conséquences dun faible niveau de DHA ne sont pas claires. On recommande néanmoins aux végétariens dinclure dans leur alimentation de bonnes sources dacide alpha-linolénique. |